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| Rapa 40 km², 521 habitants. Rapa est également appelée Rapa Iti ou Oparo pour la distinguer de l'île de
Pâques (Rapa Nui). Rapa est un ancien volcan culminant à 650 m et dont la partie centrale s'est effondrée en une caldeira aux
murailles abruptes. Dans sa partie est, l'amphithéâtre s'ouvre sur l'océan qui noie le plancher de la caldeira et forme la baie
de Haurei. A 1 240 km au sud de Papeete, l'île connaît un climat relativement frais et humide. On y a relevé une température de 8° 5, la plus basse jamais enregistrée en Polynésie. Les cocotiers y poussent difficilement et la température de l'océan n'est pas suffisante pour permettre aux colonies coralliennes de construire un récif. A l'époque de la découverte de l'île par le navigateur Georges VANCOUVER (1791), les 1500 à 2000 habitants (selon une estimation) se répartissaient en 14 clans souvent en guerre. Les nombreux vestiges de "pare" (villages fortifiés) témoignent de cette insécurité. Ceux de Morongo Uta, Tevaitau, Tanga, Ororangi, Pukutake take, Pukumanga, Kapitanga et Vairu ont été le plus souvent construits à l'intersection de la crête principale et des crêtes secondaires. L'ensemble a demandé de gros travaux d'aménagement : terrassements et construction de murs de soutènement en pierres sèches. Des fossés venaient renforcer le caractère défensif de tels sites. Les terrasses d'habitation comportaient des silos en fosse pour les réserves de taro (tio'o taro). Les gens de Rapa utilisaient des pirogues cousues maniées avec des pagaies pointues ; certaines pirogues doubles, munies de voiles, pouvaient transporter 40 guerriers. En 1826, le christianisme fut introduit dans l'île par deux insulaires qui avaient été formés à Tahiti par le pasteur John Davies. Dès lors, les guerres cessèrent mais la population souffrit des raids des négriers péruviens et de terribles épidémies qui firent tomber le nombre d'habitants à 120 en 1867. Cette année-là, l'île fut placée sous Protectorat français et comme elle suscitait l'intérêt de l'Angleterre qui y voyait une escale pratique sur la ligne Panama-Nouvelle-Zélande, la France décida de prendre les devants et l'annexa en 1881. Isolée, Rapa vécut longtemps en marge du Territoire. Les communications étaient si rares que le gendarme qui résidait dans l'île apprit le même jour la déclaration de guerre de 1914 et l'armistice de 1918 ! Source : Présidence Tahiti
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