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| Mangareva 14 km², 1200 habitants. L'île culmine à 441 m (Mt Duff). Peuplée à partir du XIIè siècle de notre
ère, Mangareva montre de nombreux vestiges archéologiques près de Rikitea notamment où se trouvaient la résidence royale (Marau Tagaroa), la
maison d'assemblée (Are Apere), le marae principal (Te Kehika) et celui des prêtres (Te Hau o te Vehi). Cinq marae étaient dédiés au dieu Tu. L'île fut probablement aperçue par le pirate anglais Edward Davis en 1687 avant que le navigateur Charles Wilson ne la découvre le 24 mai 1797. Le premier Européen qui vint à terre fut l'officier anglais Frederick Beechey dont le navire, le Blossom, resta au mouillage de Rikitea en janvier 1826. Il constata que les Mangaréviens appartenaient à l'ethnie polynésienne, qu'ils jouissaient d'une excellente santé et avaient un régime alimentaire végétarien car si le poisson foisonnait, il n'y avait ni cochons , ni chiens, ni poules. Le dialecte polynésien parlé par les 5000 habitants qu'est le mangarévien s'apparentait aux dialectes des îles Australes et des îles Cook du sud. En effet, le son H était remplacé par un coup de glotte. Cette affinité un peu inattendue pourrait très bien s'expliquer par une arrivée relativement tardive d'immigrants de cette aire culturelle. La parution du récit de Beechey attira des navires de commerce basés à Tahiti et à Valparaiso. Les indigènes pouvaient troquer les nacres de belle qualité qui abondaient dans leur vaste lagon contre des marchandises apportées par ces navires. Puisqu'elle n'était pas encore évangélisée, Mangareva fut choisie en 1834 par la congrégation des Sacrés-Coeurs comme base pour établir la première mission catholique en Polynésie orientale. Mangareva est divisée en 6 districts : Rikitea, Kirimiro, Gatavake, Atituiti, Akaputu et Taku. Rikitea est le principal village de Mangareva et le chef-lieu de la commune des Gambier. Lorsque les missionnaires catholiques arrivèrent à Mangareva, le roi des Gambier, Maputeoa, résidait à Rikitea. C'est donc cette agglomération de 1200 habitants en 1830 qui devint le centre de la mission. Les pères Laval et Caret y multiplièrent les constructions d'édifices à vocation religieuse (cathédrale Saint-Michel, presbytère, évêché, couvent de Sainte-Agathe) et laïque (palais royal, vivier, prison, tours de guet, ateliers...) que l'on peut encore admirer aujourd'hui. A l'exception de quelques foyers isolés, tous les Mangaréviens vivent à Rikitea. Ils pratiquent la culture vivrière, la perliculture ou sont employés par divers services administratifs : mairie, poste, gendarmerie, école, météorologie, etc.... L'émigration était forte et la population du village stagnait : elle s'élevait à 580 habitants en 1956 et 560 en 1983. Depuis, elle a fortement augmenté, 1087 en 1996 Source : Présidence tahiti
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| Cathédrale de Rikitea, Noël 1989 | Mont Duff |